Le manifeste révolutionnaire de MamaPower

Comment je l’ai déjà expliqué ici, en faisant mes courses un jour, je me suis fait un manifeste révolutionnaire. Oui alors, évidemment, c’est une révolution tout à fait modeste, mais faut bien commencer quelque part… Au fil des semaines et des mois qui passaient, mon offre révolutionnaire s’est étoffée. En exclusivité donc pour ce premier article du blog, voici les 21 points du Manifeste révolutionnaire de Mamapower (c’est pompeux, mais ça fait du bien à mon ego).

1/ Etre mère, ça change ta vie.

La maternité peut complètement changer ta vie, ta manière de voir les choses, ta philosophie et ton style de vie. C’est pas grave. C’est même plutôt bon signe. En devenant mère, on évolue et on se transforme. Voir la maternité comme une opportunité de grandir et pas comme un boulet dans son évolution perso change la donne! N’ayons plus peur de dire que oui, avoir des enfants change la vie et les priorités. Ils sont fabriqués pour ça, avec leur sommeil bizarre, leurs émotions dans tous les sens et leurs centres d’intérêts complètement incongrus. Avoir envie de se réinventer et de mettre en accord ses valeurs et ses nouvelles priorités avec son style de vie ne devrait pas nous faire si peur. Aller avec le courant (même si c’est terrifiant et inconnu) plutôt que lutter contre et… se noyer. Pas facile dans une société qui dit adorer l’innovation mais qui n’est finalement pas si flexible et novatrice que ça.

2/ Etre mère ne change pas qui tu es.

Oui, c’est paradoxal avec le point précédent. Mais la vie avec des enfants est paradoxal, mieux vaut danser avec les paradoxes. Il est tentant de se jeter corps et âme à la recherche de la vie parfaite pour nos enfants. Education parfaite (haha), alimentation parfaite, comportement parfait, style parfait, fratrie parfaite, organisation parfaite, etc, etc. On se lance des défis qui n’ont à voir qu’avec le bien-être de nos enfants en oubliant de se demander en chemin si NOUS, on a vraiment envie de ça. Etre mère change ta vie et tes priorités. La maternité ne change pas qui tu es. Au contraire, elle est un outil pour te retrouver et te redéfinir. A condition de mettre en place les bases pour ça.

3/ La force de la communauté

Tu veux savoir la seule chose indispensable quand on devient parent? La poussette en carbone? L’écharpe en poil de chèvre mongole? La sucette en bambou sucré de la Chine sacrée provenant de ressources durables et éthiques? Non. C’est à la fois beaucoup plus simple et beaucoup plus compliqué que ça. LA COMMUNAUTÉ. On en entend parler à toutes les sauces et c’est parfois un peu difficile de savoir comment s’y prendre. Mais c’est la seule chose dont tu auras besoin au début de ta vie de parent, mais aussi pendant et tout le temps de l’élevage d’enfant(s): du SOUTIEN. Inconditionnel, sans faille et aimant. Mieux vaut constituer ce réseau AVANT la naissance.

Pour ce faire, il est intéressant de faire des petites mises en situation: “nous, de toutes façons, on fera du cododo pendant au moins 3 ans” ou autre bombe de la sorte. Même si ce n’est pas forcément ce que tu feras au final, le fait de voir la réaction de ton entourage est révélatrice. Savoir à quoi s’attendre et faire le tri en amont permet souvent de gagner en temps et en énergie au moment où ils font cruellement défaut. Tu sauras ainsi vers qui te tourner (pas besoin d’en avoir 10000, une ou deux personnes sont parfois suffisantes). Et puis, parfois de bonnes surprises… Et quelques déceptions aussi. A ajuster donc. Mais avoir la souplesse d’esprit de se dire “je vais avoir besoin d’aide ” et accepter cette aide est vraiment utile. Si tu as vraiment du mal à te mettre dans cette situation, retourne -la : que dirais-tu à une amie ou à ta propre fille devenue adulte qui t’appelle en te disant “je suis crevée, j’y arrive plus, j’ai besoin d’un coup de main!” Il y a de grandes chances que tu sois présente pour elle. Il y a aussi de grandes chances que tu la trouves courageuse de demander de l’aide et que tu te sentes honorée de pouvoir la lui donner. Et bien, ça va dans les deux sens!

4/ Tes enfants s’en sortiront

Oui, même si leur chambre n’est pas Montessori proof. Oui, même si tu ne les as pas allaités ni fait leurs petites purées jusqu’à l’âge de 29 mois et demi. Oui, même si l’école du coin n’est pas le lieu idéal pour un apprentissage autonome. Oui, même si on est loin d’être parfaites: on crie, on gronde, on s’énerve quand on voudrait être calme, à l’écoute et éducation positive à fond. On se met beaucoup la pression parce qu’accès à l’info facile et recherche du bonheur à tout prix. Fais un petit flashback dans ton enfance. Tout n’était certainement pas parfait. Mais finalement, tu t’en es sortie et tu as beaucoup appris des “erreurs” de tes parents. Etre tendue de la culotte ne sert à rien ni personne, et surtout pas à toi. Ouvre un paquet de chips à côté du broco vapeur et respire.

5/ L’amour est un super pouvoir

L’amour est un super pouvoir. Tout le monde le sait. Mais on fait tous semblant de faire des trucs plus importants parce qu’au fond on a tous très peur de ce qui peut en résulter. L’amour est un super pouvoir. Utilise-le. Même si t’as peur.

6/ Rigole

Si on rigolait plus dans notre vie, on serait certainement moins frustrés, malades, stressés ou anxieux. Rigole très fort dès que tu peux, sans aucune raison, dans ta voiture, dans les toilettes, dans ton salon. Avec tes enfants. Ils vont te regarder chelou au début, surtout s’ils sont plus de 8 ans. Pas grave. Rigole très fort et sans raison. Commence seule si c’est trop dur devant un public…

7/ Savoir déléguer ou l’art de moins faire

Ah. Oui, je sais. Toi non plus, tu… Ben voilà. Pourtant, crois-en une ancienne adepte du je-vais-le-faire-moi-même-ça-ira-plus-vite-et au-moins-je -sais-que-c’est-bien-fait-et-puis-en-plus-je-dérange-personne, l’art de savoir déléguer quand on a des gamins, c’est e-ssen-tiel. Ça ne sera pas fait à ta manière, mais tu seras tranquille pour quelques heures (jours??!) ou tu auras une chose en moins à gérer. Et ça, ça vaut de l’or. Tu vas me dire, “je suis trop stressée, et puis il fait pas ses nuits, et qu’est-ce-qu’ils vont faire quand il leur demandera à 3h47 d’où on vient et pourquoi on meurt” ou alors ” je suis une perfectionniste moi, j’aime que ce soit rangé comme ça et pas autrement” . Respire, relis le point 6/. Trois questions à se poser:

  • est-ce que ça doit être fait? : est-ce que je dois vraiment Marie Konder toute la maison pour que tous nos T-shirts et les gobelets en plastique Pat’Patrouille nous apportent de la joie?
  • Est-ce que ça doit être fait maintenant? : si la réponse à la question précédente est oui, alors, est-ce que ça doit être fait samedi matin à 10h23?
  • Est-ce que ça doit être fait par moi? : est-ce que le Marie Kondage peut être fait par quelqu’un d’autre ou je dois absolument le faire moi toute seule?

Tu vois l’idée. Il y a des tas de trucs que l’on peut s’éviter en se posant ces 3 questions. Faire moins de ce qui n’a pas vraiment d’importance pour laisser plus de place à l’essentiel de chacune.

8/ Voir la beauté dans toute chose

Dimanche 17 janvier, 14h39. Après un rapide calcul, tu te rends compte qu’il va falloir les supporter occuper encore 6 bonnes heures, en étant optimiste. Après avoir user des techniques décrites aux points 6/ et 7/, les résultats ne sont pas là. Let it go (tu l’as dans la tête aussi maintenant, ne me remercie pas). Qu’à cela ne tienne, tu les emmènes au parc. Tu préfères encore te geler le derrière que rester enfermer à la maison et tenter de suivre ton fil Insta tout en gérant 245 interruptions à la minute #frustration #ilabesoindattention. Prend un bouquin ou tes écouteurs. Profite d’être dehors pour t’émerveiller sur la moindre petite chose avec eux, et qui sait, sur un malentendu, tu pourras peut-être écouter un épisode de ton podcast préféré entre une égratignure au genou, un “tu me pousses maman” et un nez qui coule essuyé avec les doigts (oui, les tiens). Et un jour, tu regarderas en arrière, nostalgique de ces si jolis moments. Ou presque. 

9/ Se faire plaisir

On le dira jamais assez: le sacrifice ne mène à rien de bon. Pas besoin d’aller chercher très loin pour s’en persuader. On aime toutes nos enfants à la folie et on fera souvent passer leurs intérêts avant les nôtres. Mais rien ne nous empêche de déroger à la règle parfois. Personne n’en sortira traumatisé, plutôt l’inverse.

  • Ce qu’ils entendent “Au lit, mon coeur, je vois le sommeil dans tes yeux, tu vas voir comme tu seras bien dans ton dodo”. Ce que tu te dis: “encore 10 minutes, et je me donne à toi, NETFLIX.”
  • Ce qu’ils entendent “j’espère que ça se passera bien. Si ça se passe pas bien, n’hésite pas maman, appelle-moi. On appellera ce soir en arrivant.” Ce que tu te dis: “YYYEEEESSSSSSSS. 3 jours. N’appelle sous aucun prétexte. Bon quand même si, s’il y en a un qui meurt. Attend. Attend. Et si… Est-ce qu’on fait bien de les laisser? Je lui dis de faire demi-tour? Merde. Merde. Merde. Trop tard. Il va me prendre pour une folle. Merde. Respire. Rigole.”
  • Ce qu’ils entendent “non, ma chérie, je sais pas où sont les Schoko-bon. T’as regardé dans le placard du bas?” Ce que tu te dis “Il valait mieux que je les finisse, c’est vraiment dégueulasse pour eux. C’est même pas fait avec du vrai lait. Elle digère mal le lait de vache de toutes façons alors…”.

Se faire plaisir, c’est aussi montrer le bon exemple à ses enfants: comment prendre soin de soi, profiter de la vie et connaître les bonnes méthodes pour recharger nos batteries. Après tout, n’est-ce pas quelque chose que nous aimerions qu’ils fassent dans leur vie future?

10/ Pas ce soir… Bon en fait si!

En parlant de plaisir…. Ah. Oui. Ça. Le sexe quand on est parent. On ne parle pas des premières semaines ou premiers mois après l’accouchement qui sont un moment tout à fait particulier, ni de situations pathologiques ou douloureuses après un accouchement traumatisant par exemple. Non, juste de Q tout bêtement. Option enfants dans la chambre (d’à côté).

Si la sexualité et le plaisir féminins sont encore et toujours tabous et incompris, la sexualité des mères n’est souvent abordée que sous l’angle du “manque d’envie”. En gros, c’est ta faute si c’est pas une priorité. On n’est pas vraiment aidées par les circonstances hein, quand même: stressées, crevées et énervées… C’est parfois difficile de se mettre dans l’ambiance. Pourtant, c’est vraiment un sujet essentiel. Pas pour faire plaisir à notre conjoint qui peut se débrouiller tout seul comme un grand au besoin. Mais avant tout pour nous, parce que la sexualité est une partie super importante de la vie. D’où l’importance de mettre au clair ces priorités, de virer ce qui n’est pas essentiel et de faire de la place pour plus de sexe (le vrai, celui qui fait du bien) dans notre quotidien. Faire du plaisir un sujet courant, à aborder ouvertement pour démystifier et faire tomber la chape de honte qui l’entoure bien souvent me paraît essentiel. Des discussions ouvertes et franches dans le couple, pas mal d’humour et de flexibilité, et de l’amour aussi bien entendu (envers soi-même et envers l’autre). Pas facile, car ça vient remuer pas mal de choses… Bref, fais-toi plaisir en solo, en duo, avec qui tu veux et comme tu veux. Pour que la pénurie de temps parentale affecte le superflu MAIS pas ça! STOP! Révolution de la culotte!

11/ Flexible…

On vient de l’aborder dans le point précédent, tu te dois d’être flexible. Mais pas que pour le sexe. Et pas qu’au sens propre. Pour tout. C’est une question de survie. Surtout si tu as plus de deux enfants. Supériorité numérique oblige. Il faut choisir tes combats. Tu en changeras souvent, au fil de ton humeur éveil spirituel et de la période sensible de tes enfants. Consistante dans l’inconsistance? Non, flexibilité. Pense roseau. Tu t’épargneras de l’énergie.

12/ …mais intraitable

Mais la flexibilité a ses limites. Fais en sorte d’avoir raison même quand tu as tort. Parce que c’est toi la mère. Merde à la fin.

13/ Organisation

“La clé, c’est l’or-ga-ni-sa-tion”. On en connaît toutes une qui nous répond ça quand on lui demande comment elle fait. Celle qui a eu quatre enfants en 5 ans, qui s’occupe du repas de fin d’année pour les parents ET du cadeau pour la maîtresse. Celle qui est directrice financière chez P&G, qui est toujours bien coiffée et qui n’a pas de tâche de lait caillé sur sa petite veste cintrée ni de poils (pourtant son border collie, il en a pas mal des poils…). Celle qui fait une session de yoga quand elle a “un creux” dans son emploi du temps. Celle qui te parle productivité à la sortie de l’école. Celle à cause de qui tu as téléchargé Trello, One Big Thing, Toggl, One Giant Mind et Off Time sur ton smartphone (Evernote, tu l’avais déjà), tout ça sur le retour de l’école (oui, sans même attendre d’avoir le wifi). Disons-le clairement, celle qui nous file des complexes. Une qui est naît avec. Si tu es cette mère, s’il te plaît, éclaire-nous, pauvres poulettes sans tête que nous sommes. C’est pas faute d’y mettre de la bonne volonté et d’essayer. Souvent. Les to-do lists, les bullet journal. Chez nous, la plupart du temps, ça finit en carnet à dessin. Pourtant, c’est testé, prouvé, approuvé et reprouvé: une bonne organisation nous permet vraiment une plus grande liberté. En respectant ton rythme et à ta manière, avoir un quotidien organisé et routinier permet paradoxalement d’être plus flexible et libre pour sortir de la routine. Ça vaut la peine d’y accorder un peu d’attention. 

PS: STP, ne te mets pas la pression pour être super organisée l’année de naissance de tes jumeaux. Tu ne le seras certainement pas et tout le monde te le pardonnera.

14/ Temps cyclique/temps linéaire

L’organisation du quotidien est plus facile pour moi si j’adopte une vision cyclique de la journée, de la semaine, du mois, de l’année, etc. La société se base sur une vision linéaire du temps. Je dois être un peu bizarre mais je n’adhère pas du tout à cette idée. Les journées, les mois, les saisons, tout autour de nous est cyclique. Personne ne doute au plus froid de l’hiver que le printemps reviendra un jour. De la même manière, si nous gérions nos projets, nos boulots, nos états d’âme et nos vies avec une vision cyclique, cela enlèverait beaucoup de poids et de pression. A chaque fois, on recommence. 

En plus, pas de bol Josette, on est des femmes. BAM, en première ligne pour savoir que nous vivons au rythme des cycles de notre corps. Plutôt que de jouer les victimes, nous avons tout intérêt à nous en servir à bon escient. Pas besoin d’aller courir nues au fond des bois et faire la ronde en chantant à la pleine lune pour ça. Juste découper la semaine qui vient dans un cercle et non plus en frise et voir si ça te parle ou pas.

15/ Dissonance cognitive

On se demande parfois pourquoi, mais pourquoi on a fait une telle folie. Avoir un humain qui grandit à l’intérieur de nous, devoir changer de forme et d’identité deux, trois, quatre, cinq et plus (??!) fois, coller son nez sur le derrière d’un autre être humain pour voir s’il a fait caca, mettre ses mains en coupe sous un jet de vomi (tentative désespérée mais vaine), avoir l’air d’un zombi pendant 14 mois ou 14 ans, gérer des chouineries et les conflits internationaux quotidiens, les “j’ai un truc à rendre pour demain et j’y arrive pas maman” à 22h13, les “j’trouve pas mon short de foot” et les “je veux partir faire de la permaculture en Zambie, c’est l’avenir, on est foutus, ta génération elle a vraiment merdé maman “. Oui, des fois, tu te demanderas pourquoi. Tu vois tes ami.e.s childfree qui achètent un billet le jeudi soir pour arriver à Prague le lendemain alors que toi tu galères à organiser des vacances limite potables qui contentent tout le monde avec 15 semaines d’avance. Ou qui dépensent 900 euros dans un planche de surf parce que… juste envie. Oui, tu les envieras parfois. Mais pourtant, au fond, non.

16/ Aies le courage de vivre ta vie

Dit comme ça, ça fait un peu bouquin de développement personnel acheté au Relay en attendant ton train. Soit. Mais quand même. La vie est courte, vraiment. On va tous mourir un jour. Toi, moi, nos enfants, les gens qu’on aime par dessus tout. Tous. Et puis, on sait pas quand. Imagine, c’est ce soir. BAM. Finito la musica. Aussi bête que ça. C’est pas pour être morbide, mais penser à la mort permet parfois de vivre plus intensément. C’est le regret number one des mourants selon le bouquin de Bronnie Ware: “ne pas avoir eu le courage de vivre la vie que je voulais vraiment sinon celle qu’on attendait de moi.” BAM. Finito la musica. Alors, arrête de courir deux minutes pour te demander ce qui compte pour toi et qu’est-ce que tu peux mettre en place peu à peu pour vivre en respectant ces priorités.

17/ Simplicité

Profiter de tous les moments de rien rend la vie plus belle et plus douce. Quand on touche du doigt la fragilité et la beauté de cette vie qui nous est octroyée, tout le quotidien prend une nouvelle dimension. Partager, rire, profiter de la nature et prendre la vie comme elle vient, la joie, mais aussi la colère, la peur, la tristesse ou l’indifférence. Et arrêter de courir après le bonheur quand il est juste là, plus qu’à le voir et le vouloir. Et voilà, encore un moment #paolocoelho…

18/ Choisir, c’est renoncer

On a du mal à trouver nos repères aujourd’hui. Pas facile de gérer tous ces rôles à la fois, quand on ne sait plus vraiment ce que veulent dire ces rôles. Ça vaut pour tout le monde, homme et femme, tous dans le même panier. On a du mal à trouver notre place respective car on reçoit des messages contradictoires constamment. Choisir, c’est renoncer. Et quand on est mère, notre vie est faite de choix. Savoir renoncer à ce qui ne nous sert pas ou plus, savoir renoncer à ce qui ne nous fait pas grandir et avancer rend notre vie plus riche et pleine de sens. Même si cela va à l’encontre de ce que l’on attend de nous et que c’est rarement le chemin le plus facile.

19/ Apprendre et créer

La vie vaut-elle d’être vécue si on ne fait pas appel à son imagination, à sa créativité? Non. Nous sommes faits pour ça. Un petit de 2 ans en est la preuve. Tout le monde est créatif, tout le monde est curieux. Malheureusement, certains d’entre nous apprennent en grandissant à débrancher cette partie. Et puis un peu comme le sexe, la créativité passe souvent à la trappe parce que ce n’est pas assez productif. Je suis persuadée au contraire que l’on perd beaucoup en mettant le couvercle là-dessus. Nos enfants ont besoin de nous voir curieuses et créatives et enthousiastes. En gros, en vie.  Et créative et curieuse ne veut pas dire à la recherche de la perfection… 

20/ La clarté naît de l’action

J’ai 15000 idées par jour. Je suis vraiment une machine. Mais j’en ai tellement que parfois elles me coincent. Pourquoi? Parce qu’elles m’empêchent d’agir. Parce que choisir, c’est renoncer, j’ai parfois du mal à choisir parce que je dois renoncer. Et avoir plein d’idées est aussi une excellente façon de ne jamais décider. Sans mouvement pourtant, impossible de voir si on va dans la bonne direction. Pour changer sa vie en profondeur et avancer plus clairement, pas la peine de démissionner, divorcer, commencer à t’entraîner pour un semi-marathon et partir en boot camp la même semaine. En tout cas, pas tout de suite. Il est clair que si t’as 33 ans et que tu marches comme si tu avais 15 mois, ta vie va être compliquée. Il n’empêche qu’on a tous commencé par marcher comme si on avait 15 mois (parce qu’on avait 15 mois). S’autoriser à faire des petits pas parce qu’on commence… Mais comme le dit Nicolas Hulot, parfois, ça ne suffit plus. Quand c’est la peur ou la honte qui prend le dessus, et plus l’inexpérience, fais la part des choses. “Fais chaque jour quelque chose qui t’effraie” comme le dit si bien Eleanor (Roosevelt). Clairement, la clarté naît de l’action. Autorise-toi des petits pas pour te mettre en mouvement. Après, apprend à conduire et va chez Décat’ pour t’acheter du matériel. Oui, tu vas la gravir cette fout** montagne.

21/ Hakuna Matata

Hakuna Matata. Il y a toujours une solution.

 

Et voilà. Et toi, à quoi ressemble ton manifeste révolutionnaire de mère de famille? Partage ton expérience dans les commentaires!

Sois le pigeon (voyageur) de mamapower: aide à diffuser le message <3
error

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *